Alors que les aéroports deviennent de plus en plus complexes, Deerns conçoit les systèmes invisibles qui rendent l’expérience des passagers plus fluide, plus confortable et plus résiliente.
Les aéroports figurent désormais parmi les bâtiments les plus complexes à concevoir. Ils doivent accueillir un nombre croissant de passagers tout en renforçant la sécurité, la continuité opérationnelle, la performance énergétique, la résilience climatique et le confort. Parallèlement, l’expérience des passagers doit rester simple, intuitive et sereine. L’enjeu d’ingénierie ne consiste donc pas à ajouter de la complexité visible, mais à la gérer intelligemment.
Chez Deerns, cette approche s’inscrit pleinement dans le concept d’ingénierie invisible : utiliser des simulations environnementales, des modèles énergétiques, des analyses microclimatiques et la physique du bâtiment afin d’orienter des décisions que les passagers ne verront peut-être jamais, mais dont ils feront l’expérience.
" Le résultat doit paraître naturel : des températures confortables, un bon éclairage naturel, des déplacements fluides, moins de bruit et moins de retards, le tout soutenu par des systèmes sophistiqués fonctionnant en arrière-plan.
De la vérification à l’intelligence de conception
La simulation contribue à éclairer les décisions dès les premières phases du projet. En testant différentes configurations d’aménagement, options de façade, stratégies de protection solaire, concepts de ventilation et configurations de systèmes, les équipes projet peuvent comprendre les conséquences de chaque décision avant le début de la construction.
Cette approche transforme les échanges avec les exploitants aéroportuaires. Au lieu de s’appuyer sur des hypothèses, les équipes de conception peuvent comparer des scénarios mesurables et expliquer clairement les compromis. Les données peuvent étayer des décisions telles que la réduction des surfaces vitrées afin de maîtriser les apports thermiques tout en maintenant un bon éclairage naturel, ou la modification d’un itinéraire de circulation afin de réduire la congestion sans augmenter l’emprise au sol du bâtiment.
Lorsqu’ils sont correctement utilisés, les outils de simulation peuvent aider les équipes de conception aéroportuaire à :
- Tester davantage d’options plus tôt, lorsque les modifications sont moins coûteuses
- Concilier les priorités opérationnelles, environnementales et liées aux passagers
- Assurer la traçabilité des décisions entre les différentes disciplines
Concevoir pour la résilience et le bien-être
La nécessité de cette approche intégrée ne cesse de croître. ACI World prévoit que le trafic mondial de passagers atteindra 10,2 milliards en 2026, tandis que les voyageurs attendent de plus en plus des aéroports qu’ils soient efficaces, personnalisés et centrés sur l’humain. Cette évolution accentue la pression exercée sur les terminaux, qui doivent accueillir plus de personnes sans devenir plus vastes, plus bruyants ni plus énergivores.
Les systèmes numériques peuvent accroître la capacité effective en améliorant l’utilisation des espaces existants. Les capteurs, l’analyse des flux de passagers, les outils prédictifs, la biométrie et les processus sans contact peuvent réduire les files d’attente et détecter les congestions avant qu’elles ne perturbent les opérations. Dans son rapport 2025 Air Transport IT Insights, la Société Internationale de Télécommunications Aéronautiques (SITA) indique que la plupart des aéroports accordent la priorité à la prise de décision fondée sur les données, ce qui montre à quelle vitesse la coordination numérique devient une exigence opérationnelle.
L’aéroport du futur doit également résister à des conditions climatiques plus contraignantes. Les vagues de chaleur, les précipitations intenses et les périodes de stress thermique peuvent affecter le confort dans les terminaux, le drainage, les performances des équipements et la continuité des opérations.
" La simulation climatique permet aux concepteurs de tester de futurs scénarios météorologiques au lieu de s’appuyer uniquement sur les conditions historiques.
La simulation climatique contribue à une conception plus résiliente :
- Protection solaire passive et maîtrise des apports solaires afin de réduire les apports thermiques
- Drainage, surfaces perméables et stratégies paysagères adaptés aux précipitations intenses
- Systèmes adaptables maintenant leurs performances dans des conditions changeantes
Le bien-être des passagers est tout aussi important. Le confort acoustique, la lumière naturelle, la qualité de l’air, la biophilie et la stabilité thermique influencent tous le niveau de stress ressenti au cours du voyage. Le concept émergent de terminal silencieux ne désigne pas simplement un bâtiment moins bruyant, mais un environnement mieux coordonné, dans lequel les annonces, les déplacements, l’éclairage et les repères spatiaux sont conçus pour réduire la surcharge sensorielle.
Les enseignements tirés de projets aéroportuaires en exploitation
Ces principes façonnent déjà les projets de Deerns. À l’aéroport de Naples-Capodichino, des simulations ont été utilisées pour évaluer le confort thermique et les charges énergétiques dans un terminal existant en exploitation. Différents scénarios ont permis d’éclairer les décisions relatives à l’aménagement, aux performances de l’enveloppe et aux stratégies de climatisation, alors que l’espace disponible pour les interventions était limité et que les activités aéroportuaires devaient se poursuivre.
À l’aéroport de Salerne-Côte amalfitaine, la simulation a étayé une stratégie plus large associant confort extérieur, résilience climatique et décarbonation. Les structures d’ombrage, la ventilation passive, les revêtements perméables et la végétalisation urbaine ont été étudiés comme des mesures environnementales actives. Le potentiel des énergies renouvelables et l’intégration de systèmes photovoltaïques ont été évalués parallèlement au carbone incorporé et à l’impact environnemental sur l’ensemble du cycle de vie.
Ces projets témoignent d’une évolution majeure. La performance aéroportuaire ne peut être réduite à un seul indicateur, tel que la consommation d’énergie, le débit de passagers ou le coût d’investissement. Les meilleures solutions résultent d’une compréhension des interactions entre les systèmes tout au long du cycle de vie de l’aéroport.
Concevoir l’aéroport comme un système vivant
" La prochaine génération de terminaux sera moins conçue comme un ensemble de bâtiments statiques que comme des systèmes vivants.
Leurs performances seront mesurées, analysées et améliorées en continu, au gré de l’évolution des comportements des passagers, des technologies, du climat et des besoins opérationnels. Cette approche nécessite des données fiables, des plateformes ouvertes, une ingénierie robuste et une gouvernance clairement définie.
Deerns réunit la physique du bâtiment, l’ingénierie MEP, les systèmes numériques, la durabilité et l’exploitation aéroportuaire afin de transformer des informations complexes en choix de conception concrets. Notre rôle n’est pas d’introduire des technologies pour elles-mêmes, mais d’utiliser les données, l’IA et la simulation pour créer des aéroports plus confortables, plus résilients, plus efficaces et plus faciles à exploiter. Lorsque la complexité de l’ingénierie se traduit par une expérience intuitive pour les passagers, le résultat est un aéroport non seulement plus intelligent, mais véritablement prêt pour l’avenir.





















