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Concilier coûts et qualité dans les sciences de la vie

Dans un secteur où la sécurité, la conformité et la mise sur le marché rapide sont essentielles, les décisions d’investissement doivent arbitrer entre économies immédiates et résilience opérationnelle à long terme.

Dans les secteurs pharmaceutique et biotechnologique, la pression sur les coûts est une réalité permanente. Les projets doivent avancer rapidement, les budgets sont examinés de près et les installations doivent pouvoir s’adapter à l’évolution des exigences scientifiques, réglementaires et commerciales. Pourtant, dans des environnements hautement réglementés comme les laboratoires, réduire les coûts ne peut jamais signifier réduire la qualité. Les conséquences seraient trop importantes : reprises, risques de non-conformité, perturbations opérationnelles, hausse de la consommation énergétique, atteinte à la réputation et perte de parts de marché.

C’est là que les décisions prises en amont deviennent déterminantes. Les projets les plus performants sont ceux dans lesquels la qualité est intégrée dès les premières phases.

Comprendre le périmètre réel dès le départ

Les arbitrages budgétaires apparaissent souvent avant même le démarrage de la conception. Les clients disposent parfois d’un budget défini, d’une orientation technique privilégiée ou d’objectifs ambitieux. Mais ces éléments ne traduisent pas toujours l’ensemble des exigences propres à un environnement réglementé des sciences de la vie : conformité, sécurité, évolutivité, continuité d’exploitation et capacité d’adaptation future. Une implication en amont permet d’aligner le périmètre, les contraintes opérationnelles, les exigences réglementaires, les perspectives de croissance et les réalités budgétaires, afin d’aider les équipes projet à distinguer ce qui est indispensable, ce qui est réaliste et ce qui peut être phasé dans le temps.

4 questions clés doivent être posées :

  • À quelles normes l’installation doit-elle répondre aujourd’hui et demain ?
  • Quelles zones nécessitent des performances GMP, GLP, BSL ou de niveau salle propre ?
  • Où la flexibilité peut-elle réduire les coûts d’adaptation futurs ?
  • Quelles mesures de durabilité permettront de soutenir les économies d’exploitation à long terme ?

Cette approche aide les clients à faire évoluer la maîtrise des coûts, d’un exercice à court terme vers une véritable stratégie de long terme.

Conformité, sécurité et valeur à long terme

Les installations pharmaceutiques et biotechnologiques sont soumises à des exigences élevées. Les exigences relatives à la température, à l’humidité, à la maîtrise de la contamination, à la fiabilité des procédés et à la traçabilité deviennent de plus en plus strictes. Les clients doivent composer avec les réglementations européennes et locales, les attentes en matière de durabilité, des systèmes qualité plus rigoureux et une pression croissante pour exploiter leurs installations avec efficacité. Dans cet environnement, chercher à réduire les coûts au détriment des exigences essentielles peut créer des risques au lieu de générer de réelles économies.

Deerns aide ses clients à interpréter ces exigences et à les traduire en décisions de conception concrètes. Cette démarche est particulièrement importante pour les projets dont les budgets sont fixés. Dans ce cas, la bonne réponse peut consister à adopter une approche phasée : livrer ce qui est indispensable aujourd’hui, tout en prévoyant une trajectoire claire pour les évolutions futures.

La conception modulaire comme passerelle entre coûts et qualité

La conception des laboratoires illustre particulièrement bien la manière dont les coûts et la qualité peuvent se renforcer mutuellement. Les laboratoires modernes doivent être adaptables. Les priorités de recherche évoluent, les occupants changent, les technologies progressent et les workflows intégrant l’IA commencent à influencer la manière dont les laboratoires sont planifiés et utilisés.

La conception modulaire aide les clients à se préparer à cette incertitude. La modularité permet d’adapter les espaces, les réseaux techniques et les équipements avec moins de perturbations et moins de déchets.

4 avantages concrets :

  • Les laboratoires peuvent s’adapter à de nouveaux workflows ou occupants.
  • Les modifications futures nécessitent moins de démolition et réduisent les périodes d’arrêt.
  • Les systèmes de smart lab peuvent être intégrés plus facilement.
  • Les installations conservent leur valeur, car elles restent utilisables plus longtemps.

Une approche pluridisciplinaire pour réduire les risques

L’équilibre entre coûts et qualité dépend aussi de la manière dont le projet est organisé. Les installations dédiées aux sciences de la vie mobilisent l’architecture, l’ingénierie MEP, les exigences de procédés, la maîtrise de la contamination, la durabilité, la sécurité, l’exploitation et la compréhension du cadre réglementaire. Lorsque ces dimensions sont traitées séparément, des écarts apparaissent souvent.

Une approche pluridisciplinaire permet d’éviter des lacunes de conception coûteuses, en évaluant les décisions très en amont à partir de plusieurs angles d’analyse, ce qui renforce l’efficacité du projet. Deerns s’appuie sur un réseau éprouvé de fournisseurs spécialisés, d’entrepreneurs et de concepteurs de laboratoires, et aide ses clients à sélectionner les partenaires les mieux adaptés aux besoins spécifiques de chaque projet, plutôt que de retenir simplement l’option la moins chère ou la plus familière.

Une bonne sélection des fournisseurs ne relève pas seulement des achats. C’est une démarche de maîtrise des risques.

Aider les clients à prendre de meilleures décisions

Les clients n’abordent pas toujours les coûts et la qualité de la même manière. Une discussion menée sous l’angle des achats peut se concentrer sur le prix. Un CEO, un membre du conseil d’administration ou un maître d’ouvrage avec une vision plus commerciale peut être davantage réceptif à la valeur en coût global, aux économies d’exploitation et à la résilience future.

Ces deux perspectives sont importantes. Le rôle du conseil est de rendre les arbitrages visibles. Si un client ne peut pas financer toutes ses ambitions immédiatement, la conception peut malgré tout soutenir une trajectoire structurée. Si le budget est trop faible pour atteindre le résultat attendu, cela doit être expliqué clairement et en amont. C’est là qu’un conseil transparent crée de la valeur.

4 éclairages essentiels pour les clients :

  • ce qui est nécessaire pour assurer la conformité
  • ce qui est optionnel, mais bénéfique
  • ce qui peut être phasé
  • ce qui ne doit pas faire l’objet de compromis

Lorsque cette démarche est bien menée, les coûts et la qualité cessent d’être des forces opposées. Ils deviennent deux composantes d’un même cadre décisionnel.

Un avenir plus robuste pour les installations des sciences de la vie

Les clients ont besoin d’installations conformes, adaptables et efficientes, tout en maîtrisant leurs investissements. Cet équilibre ne s’obtient pas en choisissant entre coûts et qualité. Il repose sur les bonnes décisions prises en amont, une conception pensée pour la flexibilité et une compréhension claire des conséquences à long terme de chaque choix technique.

Pour Deerns, c’est dans cette direction que progresse l’ingénierie appliquée aux sciences de la vie : vers des installations qui ne sont pas seulement sûres et conformes, mais aussi performantes sur le plan économique, durables et prêtes pour l’avenir.

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Michaël Marchal

Directeur Général France

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